Print information

Paper used: Hahnemüle Museum Etching 350gsm.
The prints are produced with a 130 kg, 1,7m wide printer with 8 individual ink tanks. It resembles more an upright piano than a printer.
The Ultrachrome inks are natural pigment and mineral based and encapsulated in resin which guarantees stability for several generations.
» Source: wilhelm-research.com

Once the edition is exhausted, no further prints are produced.

Informations sur les épreuves

Papier employé: Hahnemühle Museum Etching 350 gsm.
Les épreuves sont réalisées avec une imprimante de 1,7m de large et de 130kg munie de 8 cartouches qui ressemble d’avantage à un piano droit qu’à une imprimante.
Les encres Ultrachrome sont à base de pigments et de minéraux naturels et encapsulées dans de la résine ce qui garanti leur stabilité pendant plusieurs générations.
» Source: wilhelm-research.com

Une fois épuisée, aucune autre épreuve n’est réalisée.

Catalogue

A catalogue of my last exhibition - "Thou Shalt Not Kill" is available for purchase.

The exhibition was held in the beautiful medieval space, La Chantrerie in Cahors, south western France.

48 Pages with 21 full colour illustrations.

Preface by Jacques Bouzerand and texts bx Xavier Pierrée.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacque...

20 €

Please order by clicking on "enquire about this print" under each image (bottom left) in the WORK section. Please state your request and I will contact you. Thank you.

Le catalogue de ma dernière exposition - "Tu Ne Tueras Point" est en vente.

L’exposition s’set déroulée dans le magnifique espace médiéval de La Chantrerie à Cahors dans le Lot.

48 pages et 21 illustrations en couleur.

Préface de Jacques Bouzerand et textes de Xavier Pierrée.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacque...

20 €

Pour commander, clickez sur "enquire about this print" en bas à gauche sous chaque tableau dans la section WORK. Veuillez écrire votre demande et je vous contacterai. Merci.

Ecrits

Xavier Pierrée, juin 2011

Un des textes du catalogue de l’exposition « Tu Ne Tueras Point »

Certaines œuvres de Simon Wildsmith sont comme des miroirs dans lesquels l’actualité du monde s’est brisée. Morceau par morceau, l’artiste refond les images d’un monde parfois effrayant. En créant ses images, il passe au scanner certains aspects de notre monde et nous permet de regarder à travers elles ce que nous sommes. Il nous offre d’innombrables sensations et force est de constater qu’il nous prend au piège comme autant d’insectes volants sur un papier collant.

En observant attentivement certains de ses tableaux, on est fasciné par son art de recomposer une vision d’ensemble à partir de la répétition d’un détail. Il nous tend un miroir à facettes qu’il a confectionné avec son œil de mouche, pour nous mettre devant nos méfaits accomplis. Mais attention au vertige, notre vision risque de ne plus nous appartenir : une étrange relation mettant chaque élément de ses œuvres en rapport avec nous trouble notre esprit au point de ne plus savoir ce qui du tableau est de l’artiste, du monde ou de nous-mêmes.

Au delà de dénoncer les systèmes de valeurs, de pensées politiques, économiques ou religieuses qui nous sont dilués par intraveineuse pour nous maintenir dans un parfait état d’hypnose, il trouve le moyen de magnétiser ses œuvres pour créer en nous un écho particulier. Ses œuvres nous confondent et son humour nous offre un abri où nous réfugier. C’est fascinant, souvent déroutant, mais dans un monde où l’on fragmente l’univers et l’homme, c’est une manière de retrouver un peu d’entité.

La riposte de l’artiste tient plus du cri d’alarme devant le triomphe de la cupidité ou de l’inconscience humaine que de la morale ou du jugement. Il stigmatise nos folies les plus dérangeantes tout en nous prévenant, dans un message ultime, que l’amour est la seule sauvegarde intégrale de notre système.

Jacques Bouzerand

Né à Cahors en 1939. Journaliste au quotidien « l’Aurore » (1967-1972). Journaliste à l’hebdomadaire « Le Point » (1972-1992) où il a été rédacteur-en-chef adjoint, chargé de la Culture et des Arts. Rédacteur-en-chef de Globe-Hebdo (1992-1993). Conseiller technique pour la communication du ministre de la Coopération (1993-1994). Directeur de la Communication de « France 5 » (1994-2002) et, aussi, de « Arte » (1997-2000). Critique d’art pour « Parcours », « Femme », « Le Figaro » etc. de 1988 à 2005. Réalisateur de la série documentaire « Place à l’art contemporain ! » (2002). Blog sur l’art : monoeilsurlart.blog4ever.com Il a interviewé notamment Ossip Zadkine, Pierre Soulages, Roy Lichtenstein, César, Joan Mitchell, Elsworth Kelly, Robert Motherwell… Livres publiés sur Yves Klein, Rotraut, Daniel Humair...

Préface du catalogue de l’exposition « Tu Ne Tueras Point »

Avec son pigeonnier pointu couvert d’ardoises, la grande maison, enserrée dans un réseau vivace de glycines, est campée au cœur du village de Savanac, près de Cahors. Elle a vue sur les méandres du Lot qu’elle domine. L’artiste aux ancêtres anglais, écossais et basques, Simon Wildsmith, y a élu domicile voilà 15 ans. Patiemment, il a repris les étages de la vieille demeure pour leur donner, en vastes espaces blancs et en courbes harmonieuses, le chic discret d’une architecture contemporaine respectueuse des structures et de l’ancienne charpente.

Artiste, né dans une famille d’artistes, il était environné, enfant, par les émulations joyeuses de la créativité, la profusion des livres et des images, l’influence des grands noms de la peinture… Logiquement, tout gamin, Simon Wildsmith se découvre des ailes pour la création artistique et se lance, dès l’adolescence, dans l’ apprentissage des arts. Il étudie la céramique, et toutes les techniques qui s’y rattachent dans une école d’art, « Croydon School of art and design ». A la suite de ses études, il expose ses créations, des pièces uniques, en Grande Bretagne, en France, aux Etats Unis et au Japon.

À la fin des années 80, Simon Wildsmith crée à Londres une entreprise tournée autour des arts de la table. Il cible ses créations vers ce marché en expansion du bel objet qui touche la jeunesse consumériste. Dès son premier salon, en 1990, le succès lui est acquis. Les grands magasins prestigieux - comme les célèbres Conran Shop (Londres, Paris), Bergdorf Goodman (New York) ou la Royal Academy of Arts ( Londres ) - commandent ses tasses, ses mugs, ses assiettes, ses vases, ses pièces de forme… sur lesquels il applique des dessins imprimés ou qu’il soumet aux subtilités du « lustro », le lustrage, une technique mise au point en 1518 à Gubbio, en Italie, par Giorgio Andreoli. Ces décorations à irisations – d’or, d’argent, de carmin…- sont obtenues sur des objets déjà vitrifiés sur lesquels sont appliquées des particules métalliques. Le public adore, suit, achète.

Loin de se laisser griser par les succès commerciaux, Simon, happé par des espaces plus vastes que les surfaces restreintes des poteries, accomplit sa révolution personnelle dans les années 2000. Comme tous les grands artistes de l’histoire de l’art, Picasso avec la lithographie, Warhol avec la sérigraphie…, il veut s’exprimer sur papier. Et, pourquoi pas, avec le procédé le plus moderne, celui de l’impression à jets pigmentaires.

Initié aux arcanes de la photographie numérique, de la palette graphique et aux infinies possibilités qu’elles offrent, il peut désormais donner le jour à toutes ses idées, exprimer ce qu’il a envie d’exprimer. En travaillant l’image grâce aux miracles de la technologie la plus affûtée, il révèle ses intuitions les plus intimes. Simon travaille d’abord sur son ordinateur qui est son crayon, son pinceau, sa palette « qui fait ce qu’on lui dit de faire ». « Un outil avec lequel il navigue au gré de sa volonté dans un espace virtuel, multicouche, infini. La seule limite est celle de l’imagination » reconnaît-il. Simon part d’un dessin, d’une photographie, d’une observation. Il récupère un détail, le travaille, le complète ou le dérègle et le retravaille. Règle les couleurs, les affine, les nuance. Parfois devant plusieurs travaux en chantier il dit « se laisser reposer par rapport à son œuvre pour pouvoir y revenir et trouver la solution à tel ou tel problème esthétique ou de sens ». Dans le calme de sa maison lotoise, propice à la réflexion et à la création, Simon Wildsmith a installé son atelier et son Stradivarius d’impression où il tire, sur des papiers de plus d’un mètre de large, les images époustouflantes sorties de son imaginaire.

Simon Wildsmith ne fixe pas de limites à sa liberté. Figuratives, symboliques, abstraites, ses créations – toujours pleines de signification, d’humour ou de profondeur – cherchent à lutter contre les intoxications qui menacent ou pervertissent l’humanité. Il porte ses interrogations sur toutes les facettes de notre monde : l’argent, la consommation, la guerre, les religions, les nationalismes, le terrorisme, la fête, le repos des corps... « Je raconte des histoires. Je ne veux pas être cru, je souhaite simplement amener ceux qui regardent mes œuvres à découvrir les choses telles que je les raconte et je les invite à aller vers leurs propres conclusions. Je ne suis pas militant, je suis, disons, engagé, engagé dans la dénonciation des horreurs de notre planète, dans la dénonciation des langages de bois et de l’hypocrisie. » Ce révolté chaleureux affiche brillamment sa propre réponse à l’histoire.

Press (e)